une histoire de surdoué demeuré

Etre surdoué n’est pas un qualificatif que l’on s’attribue soi-même de manière anodine. Généralement, ce sont « les autres » qui nous l’attribue. Leur intention n’est pas nécessairement de nous accorder un titre honorifique pour service rendue ou par admiration pour un quelconque talent ; elle n’est pas non plus de nous marginaliser en nous affublant d’un sobriquet pompeux et moqueur, histoire de nous remettre à notre place ou de nous désigner comme bouc-émissaire. La réalité est plutôt banale, il s’agit simplement de nous situer, et par comparaison de se situer eux-même : « Si je fais moins bien que lui, ce n’est pas nécessairement parce que je suis un fainéant. Il a comparé à moi une capacité naturelle innée qui lui permettra toujours de devancer mes efforts et apprentissages. Si je veux évaluer mes efforts, il est plus approprié de me comparer à des personnalités qui partagent les mêmes contraintes que moi »

Etre demeuré n’est pas non plus un qualificatif que l’on s’attribue soi-même. Ce sont « les autres » qui nous l’attribue. Leur intention n’est pas nécessairement d’enfoncer le clou suite à un échec cinglant ; elle n’est pas non plus de nous marginaliser en nous affublant d’un sobriquet pompeux et moqueur, histoire de nous remettre à notre place ou de nous désigner comme bouc-émissaire. La réalité est plutôt banale, il s’agit simplement de nous situer, et par comparaison de se situer eux-même : « Si il fais moins bien que moi, ce n’est pas nécessairement parce qu’il est un fainéant. Il n’a juste pas été gâté par la nature. Quoiqu’il fasse, les efforts et apprentissages seront toujours insuffisant pour combler le vide abyssal entre nous. Si je veux évaluer sa bonne volonté, il est plus approprié de le comparer à des personnalités qui partagent les mêmes contraintes que lui ».

L’individu moyen, « dans la norme », et la culture commune par extension, ont tendance dans leur vision binaire à penser que les gens qui ne sont pas dans la moyenne sont soit surdoués, soit déficients mentaux. La réalité est plus nuancée et contrariante. Si le surdoué savait se taire, il pourrait profiter de l’adulation qu’on porte à ses quelques performances. Malheureusement, dès qu’il commence à expliquer comment il a fait, son inadaptation sociale choque son auditoire qui en conclue assez vite qu’il a en réalité en face de lui un demeuré fainéant qui à eu un coup de bol à la loterie de la nature.

Le principe de notation de l’école est trompeur quant au travail et à l’implication fournit par l’élève. Vous avez un 20/20, excellent, vous avez bien travaillé, un 10/20, vous avez moyennement travaillé, un 0/20, fainéant ! Dans la réalité, un 10/20 peu correspondre à un surdoué qui n’a pas révisé mais qui grâce sa bonne mémoire naturelle se souvient vaguement de ce qu’il avait entendu pendant le cours de la même manière qu’il se souvient du film TV de la veille. Un 10/20 peu également correspondre à un élève moins bien doté par nature mais qui réalise en réalité un exploit et qui n’a pas démérité en témoigne les 2 heures de révisions studieuses. Dans notre société, la performance quantitative prime sur l’intention qualitative (la motivation, l’implication, l’effort fourni).

Vous témoignez d’une capacité innée quantitativement au-dessus de la moyenne : bravo, vous êtes un surdoué ! Cela dit, quand est-il de votre performance qualitative ?

La population des surdoués comprend des personnalités illustres, des inventeurs, des sportifs, et âmes au grand coeur, etc. Elle comprend aussi des fainéants, des casse-pieds, des sociopathes et autres destructeurs.

Du fait de leur apparente réussite quantitative, de nombreux enfants surdoués sont fréquemment victimes d’une déficience éducative sur le qualitatif. Plus tard, ils deviennent des adultes inadaptés sociaux, dont on ne sait pas trop bien si il faut les qualifier de génies ou de demeurés.

NB parodique :  Ce que je décris dans cet article est évidemment un peu caricatural et volontairement simplifié pour être plus explicite, mais témoigne d’une certaine réalité. Dans mon cas personnel, en tant que surdoué ex-inadapté qui se soigne, je tiens à préciser qu’à l’école et encore aujourd’hui dans mon métier je suis un bosseur acharné, réfléchit et très impliqué et qu’il n’y a pas de mystère : derrière  un bon CV ou un article fulgurant il y a des années d’apprentissages et de perfectionnement holala prout 🙂 Comme on dit, les surdoués ça n’existe pas vraiment et au final on est tous pareils mdr

Hein ? (théorie et projet pédagogique)

THEORIE, DEFINITION

Dans les années 1960-80, le psychologue Dabrowski K. (1902 – 1980) propose un nouveau modèle de compréhension et d’accompagnement des personnes à haut potentiel de développement, basé sur l’observation de personnalités exceptionnelles de son temps.

Selon cette théorie, ces individus ont en commun un comportement psychologique fondamentalement différent de la normale. Continuer la lecture de Hein ? (théorie et projet pédagogique)

Blog sur les personnes à haut potentiel intellectuel (les "HP", les surdoués, précoces, aspis, zèbres, et assimilés)